3 livres qui ont changé ma vie

livres qui s'envolent

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Les 3 livres qui ont changé ma vie” organisé par l'un de mes blogs favoris :  Des Livres Pour Changer de Vie, comme cela avait déjà été fait à cette occasion.

Quand je dis que ces livres ont changé ma vie, ce n’est pas juste pour lancer une formule éloquente et  séductrice, histoire de créer du contenu. En fait, ces 3 livres ont vraiment influencé le cours de ma vie, et je vais vous montrer pourquoi.

Le premier livre dont je souhaite vous parler

s’intitule Mind Gym, An Athlete’s Guide to Inner Excellence, de Gary Mack.  

Autrement dit – selon ma traduction car il n’a pas été publié en français à ce que je sache - La Salle de Sport de l’Esprit, Un Guide pour les Athlètes en Quête d’Excellence Intérieure.

J’ai lu ce livre il y a 10 ans, à l’époque où je révisais pour être admise au brevet d’avocat à Genève. Il s’agissait d’un examen très sélectif, auquel on pouvait se présenter après avoir effectué un stage de 2 ans – payé au lance-pierre - en étude d’avocat.

Bien que je ne sois pas particulièrement compétitive de nature, je considérais qu’il me fallait réussir ces examens dès la première tentative, déjà parce que les repasser m’aurait coûté cher, mais aussi et surtout parce que ces révisions étaient tellement pénibles (nous pouvions être interrogés sur des domaines aussi divers et passionnants que l’annulation d’une cédule hypothécaire ou la tenue des registres d’état civil), que je ne me voyais pas prolonger une seconde de plus ma situation d’étudiante.

C’est alors que Mind Gym est entré dans ma vie. Gary Mack est consultant et conseiller en psychologie, et il a travaillé avec des athlètes professionnels issus de tous types de sports.

Dans son livre, il explique comment la pensée influence les performances sportives autant, sinon plus, que les capacités physiques. A travers 40 leçons, il transmet les techniques et exercices qu’il a utilisés pour aider ses athlètes à construire leur force mentale.

Je vous retranscris ici quelques-unes des idées sur lesquelles je me suis appuyée à l’époque, et si ce sujet vous intéresse, dites - le moi, car j’envisage de résumer en français les 40 leçons du livre.

En attendant, voici donc les idées phares du bouquin, celles qui m’ont aidée à tenir la barre lors de mes révisions :

  • Soyez motivé par votre désir d’accomplissement plutôt que par votre peur de l'échec. 
  • Apprenez à voir la pression comme un défi à relever plutôt que comme une menace de défaite.
  • Les personnes hors du commun vivent leur vie à rebours : elles créent d’abord leur avenir, puis elles y vivent.
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    Développez des objectifs liés à l’action plutôt qu’au résultat : apprenez à vous fixer des buts que vous pouvez contrôler. Le résultat prendra soin de lui-même.
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    Agissez conformément à la personne que vous souhaitez être jusqu'à ce que vous la deveniez : vos pensées deviennent vos mots, vos mots deviennent vos actes, vos actes deviennent votre personnage, votre personnage devient votre destin.
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    La confiance résulte de la préparation : N'imaginez pas l’échec mais planifiez mentalement vos réponses aux situations désagréables et difficiles.
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     Apprenez du passé, préparez-vous pour le futur, agissez dans le présent.
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    Le succès dans la vie nait de la tranquillité d'esprit, du sentiment de ne pas avoir de regrets. Ce sentiment provient de la certitude d’avoir fait de son mieux.

​Certes, le brevet d’avocat n’est pas une compétition sportive. Mais quand on y pense, les concours et examens scolaires font appel aux mêmes défis mentaux que les compétitions sportives (nécessité de rester focalisé, discipliné, de dépasser la peur de l’échec, de savoir pourquoi on consent à certains sacrifices etc.).

Durant mes 3 mois de révisions, j’ai donc lu et appliqué toutes les leçons du livre de Gary Mac et, roulement de tambour …. réussi les examens à ma première tentative.

Je recommande donc ce livre à toute personne qui se trouve dans une phase de vie compétitive, et qui, pour diverses raisons, a besoin de relever le défi qui se présente à elle.

Le deuxième livre dont je vais vous parler 

a croisé mon chemin il y a environ 5 ans, alors que je m’étais persuadée que je n’ouvrirai plus mon cœur et que jamais, au grand jamais, je ne fonderai de famille.

Ce deuxième livre a été écrit par un psychologue hongrois, Mihaly Csikszentmihalyi, et s’intitule VIVRE, la Psychologie du Bonheur.

Dans cet ouvrage, l’auteur partage sa conclusion suite à 25 ans de recherches consacrées à l’étude du fonctionnement du bonheur.

Il commence par rappeler que dans ses travaux sur l’organisation du psychisme humain, Freud a identifié 2 tyrans à la recherche du contrôle de l’esprit : « Le premier est au service des gènes et du corps (le ça), le second est le laquais de la société (le surmoi). Opposé à eux, le moi défend les besoins authentiques d’un soi relié à un environnement concret ».

Selon les observations de Mihaly Csikszentmihalyi, le plaisir correspond à la satisfaction, au contentement ressenti lorsque la conscience (c’est à dire la partie de nous qui ordonne et interprète la somme des informations perçues au cours de notre vie) nous informe que les attentes créées par la programmation génétique (le ça) ou par le conditionnement social (le surmoi) ont été comblées.

Pour sa part, la joie – qui est un sentiment plus profond et moins éphémère que le plaisir - survient lorsqu’une personne dépasse ses attentes et besoins programmés et se plonge dans une activité déterminée par le soi, en y investissant une quantité conséquente d’énergie psychique.

A ce propos, Mihaly Csikszentmihalyi explique que l’un des obstacles au bonheur réside dans ce qu’il appelle l’entropie psychique (ou désordre de la conscience), c’est-à-dire le gaspillage de l’énergie psychique.

L’opposé de l’entropie psychique est ce qu’il appelle l’expérience optimale : une bataille pour le contrôle de l’attention (et un niveau élevé de concentration) lors d’une activité ou d’un but déterminé par le soi.

Mihaly Csikszentmihalyi conclut que l’expérience optimale permet de vivre un sentiment d’harmonie et de joie profonde et qu’elle comporte 8 caractéristiques majeures :

  • La tâche entreprise est réalisable mais constitue un défi et exige une aptitude particulière;
  • L’individu se concentre sur ce qu’il fait;
  • La cible visée est claire;
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    L’activité en cours fournit une rétroaction immédiate;
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    La personne exerce le contrôle sur ses actions;
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    La préoccupation du soi disparaît mais, paradoxalement, le sens du soi est renforcé;
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    La perception de la durée est altérée.

Dans le reste du livre, il explique en détails chacune de ces 8 caractéristiques et les moyens d’atteindre l’expérience optimale que ce soit par le corps, l’esprit, le travail ou encore la famille.

La lecture de ce livre m’a poussée à me questionner sur mes aspirations et besoins authentiques. En apprenant à mieux me connaître et à comprendre ce qui me permettait de vivre « l’expérience optimale », j’ai pu discerner ce que je recherchais véritablement dans une relation intime, et me montrer honnête, tant envers moi-même qu’envers les autres.

C’est ainsi que je rencontrai Etalon, et que, lors d’une année avec lui dans la Hongrie natale de Mihaly Csikszentmihalyi, la vie m’entrainait vers une nouvelle aventure : celle de la maternité.

Bref, aussi incroyable que cela puisse paraître, après avoir lu VIVRE, j’ai enfin commencé à vivre ma vie, et à me réconcilier avec La vie.

Inutile d’insister sur le fait que je recommande ce livre à toute personne confrontée à un sentiment d’absurdité face à l’existence, et désireuse de retrouver enthousiasme et joie de vivre.

Enfin, le troisième livre qui a changé ma vie 

– et qui, selon moi, est un prolongement naturel du précédent - s’intitule Do Less, a Minimalist Guide to a Simplified, Organized and Happy Life, de Rachel Jonat.

C’est précisément ce livre – dont je vais traduire le titre par : Faites en Moins, un Guide Minimaliste pour une Vie Simplifiée, Organisée et Heureuse  - qui m’a convaincue de prendre une année sabbatique pour suivre Etalon à Budapest.

Dans ce livre, Rachel Jonat – ancienne sportive de haut niveau et auteure du blog The Minimalist Mom -  explique comment faire pour vivre une vie plus riche avec moins de choses, d’engagements et d’activités.

Elle explique que le minimalisme, en tant que mode de vie, consiste à utiliser un nombre restreint de choses simples pour en dégager le maximum de bénéfices. Ou, autrement dit, que le minimalisme consiste à supprimer de sa vie tout ce qui ne contribue pas au résultat désiré.

A ce propos, elle souligne que l’effervescence du 21e siècle a conduit la plupart d’entre nous à encombrer nos vies d’une foule de tâches, obligations, distractions, et, dans certains cas, relations, qui ne nous rendent pas réellement heureux.

Dans ces circonstances, en faire moins permet d’économiser notre énergie pour la mettre au service des petites et grandes choses que nous désirons réellement.

C’est là que ce livre complète celui de Mihaly Csikszentmihalyi : se désencombrer de l’inutile permet de faire de la place pour l’expérience optimale. Encore faut-il avoir, dans un premier temps, déterminé ce qui est important pour soi, et ne pas se laisser distraire par ce que l’on croit devoir faire ou aimer.

Rachel Jonat insiste sur le fait qu’il y a suffisamment de temps et d’énergie dans une journée pour se consacrer à ce qui nous nourrit vraiment, à condition de se débarrasser d’idées et de rêves qui ne nous appartiennent pas, mais que nous avons fait nôtres sous l’influence de la pression sociale. Si quelque chose ne nourrit pas notre âme ou notre famille, alors, selon Rachel Jonat, nous ne devrions pas lui sacrifier notre argent, et encore moins notre temps.

Dans le reste de son livre, elle nous montre comment appliquer ce principe dans différents domaines tels que la maison, le travail, l’argent, les relations, et les activités.

Là aussi, j’ai lu et appliqué tous les conseils du livre (notamment en planifiant mes repas, en cessant de me teindre les cheveux alors même que je souffre d’une canitie précoce ou encore en mettant un terme à mes relations toxiques - tout ça aussi, j'en reparlerai sur le blog). Cela m’a permis d’économiser suffisamment de temps et d’argent pour prendre une année sabbatique et suivre Etalon à Budapest, puis d’enchaîner avec l’obtention d’un congé parental pour m’occuper de mon fils et créer ce blog.

Dans mon prochain article, je ferai le point sur la notion de développement personnel, et ses mirages 🙂

Et vous, quels livres ont changé votre vie ? Partagez vos découvertes avec moi dans les commentaires !

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5 réflexions sur “3 livres qui ont changé ma vie”

  1. Bonjour Maria et merci pour cet article.
    Je découvre ton Blog via Olivier Roland et l’événement interblogueurs auquel je participe aussi 👍.
    Concernant ce que tu dis dans ton article et le fait de “se désencombrer de l’inutile permet de faire de la place pour l’expérience optimale” : je voulais réagir car c’est tellement vrai !
    Saviez-vous d’ailleurs que l’un des premiers gestes que Steve Jobs a fait lorsqu’il a emménagé dans ses locaux Apple est de tout faire repeindre en blanc et de faire le vide ? Et lorsqu’on lui a demandé pourquoi, il a dit qu’il avait besoin d’être parfaitement libéré de tout parasitage afin que sa créativité puisse émerger dans toute sa puissance (ce qu’il voulait vrai pour toute son équipe aussi !). Et cela est une réalité.

    Ranger, déjà, permet de mettre son cerveau dans le mouvement du : concentre-toi, rassemble-toi, prépare-toi à être créatif, innovant, prépares-toi à t’exprimer pleinement. Certains auteurs écrivent dans de toutes petites pièces, avec le moins de parrainage visuel possible. Je crois que Delphine de Vigan par exemple s’est installée un tout petit bureau dans son appartement, pratiquement face à un mur pour ne pas être tentée et rester concentrée 😉.

    Maintenant, les Anciens orientaux le savent depuis toujours : du vide vient le plein. Le vide est, par essence, ultra-créateur, n’est-ce pas ?

    • Merci Anaïs pour ton commentaire.
      Oui c’est tout à fait ça, et ça rejoint d’ailleurs le titre de ton blog : selon mon expérience, on trouve du sens lorsqu’on cesse de courir dans tous les sens 🙂
      Je me réjouis de découvrir tes articles.

  2. Bonjour Maria,
    Merci pour votre article. Je découvre votre blog aujourd’hui après une recherche sur le MBTI. J’apprécie particulièrement le ton de votre blog qui me réconcilie avec le développement personnel. J’ai beaucoup de mal avec certaines approches de la discipline et les fausses promesses de l’industrie du bonheur. Je vous encourage à poursuivre votre blog pour notre grand bonheur.

    Et pour conclure… oui résumer en français les 40 leçons du livre Mind Gym et une excellente idée.

    • Bonjour Vincent,
      Merci à vous pour votre commentaire qui me fait vraiment très plaisir, et qui, c’est certain, m’encourage à poursuivre ma petite prose sur les ondes 😉
      En ce qui concerne le MBTI, je vais justement mettre en ligne d’ici la semaine prochaine une synthèse des 16 grands types de personnalités identifiés par le test. J’espère que cela vous plaira. C’est sans doute un peu caricatural, mais le but était d’être le plus concise possible. Si vous avez des commentaires à ce sujet, n’hésitez pas à m’en faire part.
      Et avec grand plaisir alors pour le résumé de Mind Gym. Ce sera sur ma liste des articles à poster avant la fin 2018 du coup.
      Au plaisir de vous revoir sur le blog !

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