Bélonéphobie, ce jour où la peur des aiguilles m’a quittée !

Coucou mes lapins !

L’autre jour, ​je trainais sur Quora pour répondre à une floppée de questions concernant la perversion narcissique (ah les pervers, je vois que ça vous fascine bande de voyeurs que vous êtes :), et mon attention a été attirée par un message qui n’avait rien à voir avec la choucroute : Comment se débarrasser de la peur des piqures ?

Au même moment, Sophie, du blog Metanoiada (sur lequel j’avais fait un test de personnalité que je vous recommande pour recevoir des postures de yoga, des livres de développement personnel et des aliments adaptés à votre petite personne) m’a proposé de participer à un événement inter-blogueurs avec pour thème « ce jour où j’ai dépassé ma peur ».

​J’y vis là une synchronicité à ne pas ignorer, et j’ai donc décidé qu’il était temps de vous lâcher un peu la grappe avec mon amaxophobie, pour vous parler d’une autre de mes hantises, celle-ci désormais morte et enterrée : la phobie des piqures, aiguilles et vaccins, doctement désignée par le terme de Bélonéphobie.

Eh oui mes petits chats, je ne vais pas pouvoir vous le cacher longtemps : l’auteure de ce blog est une grosse trouillarde de la Life, un p'tit slip comme dirait mon beau-frère, ce poète 😉

Dans mon jeune âge, tout me faisait peur : le noir, la mort, les maladies, aller acheter du pain, parler au téléphone, caresser un cheval et, comme vous le savez désormais, embarquer dans un véhicule ou encore, me faire vacciner.

Etonnement, j’étais pourtant d’une bravoure que n’aurait pas renié Rocky Balboa lorsqu’il s’agissait de fendre les airs, projetée depuis une barre russe ou depuis les épaules d’un partenaire de rock acrobatique.

Mais la vie quotidienne, ça, c’était pas mon truc…

​Photo Vintage de moi-même, en pleine action audacieuse, histoire de rééquilibrer ​autant que faire se peut le portrait peu flatteur que je vous confesse dans cet article 🙂

​Cela étant, depuis ces temps tourmentés, j’ai, Dieu Merci, laissé derrière moi la plupart de ces angoisses. ​​

Malheureusement, l’amaxophobie et la bélonéphobie ​ont, pour leur part, perduré jusqu’à l’âge adulte.

Comme vous pourrez le lire sur F​utura S​anté : « Les victimes de la bélonéphobie sont nombreuses, et partagent en particulier une forte aversion pour les aiguilles qui sont supposées les piquer. Prise de sang, injection de médicament ou de vaccin sont à l'origine de véritables accès de terreur. (…) Souvent associée à la phobie de la vue du sang ou hématophobie, l'angoisse associée aux aiguilles est souvent à l'origine de malaises vagaux ».

C’était exactement mon cas puisque, ma vie durant, chaque vaccinnation ou prise de sang ​s’est soldée par un évanouissement, directement sur le fauteuil des réjouissances, ou au moment de me relever pour quitter les lieux.

J’en étais là de mon rapport aux aiguilles lorsque, au mois d’avril 2017,  je tombais enceinte.

Cette heureuse nouvelle m’a été confirmée quelques jours plus tard par une violente nausée, laquelle m’a sournoisement attaqué les tripes au beau milieu de la nuit, alors que je n’avais même pas encore eu le temps de rêver à la quiétude de la vie familiale qui bientôt m’attendrait.

​Je me rappelle que, sentant l’agression arriver, je me suis dit : « Punaise, c’est pas de la blague les nausées de grossesse ! ». J’avais raison et tort à la fois.

Raison, parce que cette nausée provoqua un vomissement qui fut le premier d’une série ininterrompue d’environ 10 vomis par jour sur une durée de 4 mois.

Tort parce que ce nouveau rôle de vomito n’était pas constitutif de nausées de grossesse à proprement parler, mais une condition appelée hypérèmese gravidique, bien connue de Kate Middleton 🙂

Pour ceux qui n'auraient pas suivi pas les aventures de la britiche Princess, sachez que Kate a elle aussi été frappée par ce mal anciennement tabou, qui toucherait moins de 3% des femmes enceintes. ​Les futures mères qui en souffrent sont atteintes ​​de vomissements incoercibles ​au point qu'il leur devient impossible de manger, voire de boire, sans rejeter l'intégralité de ce qui a été ingéré.

Bref, comme vous pouvez l’imaginer, ​dès la fin ​de la première semaine de ce cauchemar, j’avais perdu 6 kg ! Sachant que j’en pèse 44 à la base (c’est parce que je suis petite hein, n’allez pas vous imaginez un grand ​échassier prêt à défiler sur les podiums :)) Etalon m’a trainée jusqu’à la permanence médicale de notre quartier, où la doctoresse en charge de mon cas m’a hillico collée sur un brancard avant de m’administrer en urgence une alimentation par intraveineuse.

​Comme à l'époque, nous habitions Budapest, non seulement cette intervention s’est donc déroulée dans un pays étranger, aux mains d’un personnel qui parlait une langue dont je ne comprenais pas un mot, mais en plus elle a duré 2 heures.

J’avais beau ​souffrir de la phobie des piqures depuis l’enfance, ce jour-là, je peux vous assurer que j’ai limite accueilli l’injection avec le sourire !

J’étais tellement à bout de forces que je n’ai pas senti la seringue s’enfoncer dans mon bras, ni pensé à l’aiguille qui traversait mes muscles, ou encore songé à ce corps étranger qui perçait ma veine. Tout ce que j’éprouvais, c’était de la reconnaissance pour le fait que j’allais enfin retrouver une once d’énergie vitale.

​Et ce fut le cas.

Mais provisoirement...

Car comme je vous l’ai dit tantôt, cette condition dura 4 bons mois, durant lesquels se succédèrent jets de vomis en continu, alimentations par intraveineuse d’une durée de 2 heures, prises de sang pour contrôler l’évolution de la grossesse, et injections de fer ​….

​Alors je peux vous le garantir, après cet entrainement de choc, je ​suis désormais en mesure de me présenter aux prises de sang et vaccins en tous genres comme si j’allais chez l’esthéticienne pour une séance d’épilation.

​Ma bélonéphobie s’est fait la malle, sans que je n’aie eu à dépenser un centime en séances d’hypnose ou de psychanalyse, que ce soit pour m’y confronter mentalement ou pour en détecter l’éventuelle origine.

​Le traitement a consisté ​à ​m'expos​er de manière ​régulière à l’objet de ma phobie durant 4 mois et c’était dans le sac ! Un peu violent je ne vous le cacherai pas, mais d’une efficacité incontestable, il faut l’admettre.

​Et aujourd’hui je ne souffre « plus que » d’une seule phobie : le volant 🙂

​D'ailleurs là aussi, je me rends compte que cette peur panique est en train de se dissoudre depuis que j’ai commencé la conduite supervisée, et que donc, j’ai l’opportunité de me retrouver au volant d’une voiture plusieurs fois par semaine.  

​Je ne vous cacherai pas que cette fois-ci, ​je dois me montrer plus active que dans le cas des piqures (où je n’avais qu’à me « laisser faire »). Pour cette raison, l’amaxophobie me semble plus difficile à dépasser que la bélanophobie, et le fait de me mettre régulièrement en situation de conductrice (et de constater que tout se passe bien) ne suffit pas à me rendre entièrement sereine au volant.

Cela étant, après ma courte expérience d’une trentaine d’années sur notre ​planète commune, et les différentes peurs que j’ai eu l’occasion de dépasser, je constate que le meilleur moyen de ​ laisser ​une angoisse derrière soi consiste à ​lui faire face jusqu’à ce qu’elles s’efface 🙂

Voilà, c’était la conclusion philosophique du jour.

J’espère que le récit ​de cet épisode hardcore de ma trépidante vie de peureuse vous sera utile, et si c’est le cas, n’hésitez pas à me le faire savoir en partageant cet article !

Votre dévouée,

 Maria.

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