L’ Amaxophobie, ça vous parle ?

peur de conduire

La rentrée arrive et j’ai décidé qu’il était temps de (re)passer mon permis de conduire.

Eh oui, cet objectif, peut-être anodin pour la plupart d’entre vous, eh bien c’est le boulet que je me traine depuis l’adolescence…

Ce n’est pas que je n’aime pas les examens. J’en ai passé (et réussis) pleins, surtout depuis que j’ai lu Mind Gym, comme je l’explique dans cet article.

Mais le permis de conduire, ça, c’est le truc qui ne passe pas.

Certains profs d’auto-école m’ont expliqué que c’est parce que serais « intello » et que les intellos seraient « nuls en conduite ».

Voilà une analyse qui m’a parue peu pertinente, étant donné la ribambelle de geeks et intellos en tous genres qu’il m’est donné de fréquenter, et qui ont tous obtenu le permis de conduire à peine sortis de la puberté, du premier coup de surcroit.

Il est vrai que mon histoire avec les voitures et la conduite a mal commencé.

Dès mon jeune âge, il m’a fallu constater que n’importe quel trajet sur route provoquait chez moi un malaise intense suivi de jets de vomis, qui me valurent tôt le surnom de Vomito.

On m’a assuré que tout ça passerait avec le temps, mais voilà qu’à 35 ans, même si je me suis quelque peu adaptée aux trajets courts, l’essentiel du temps passé en voiture (ou pire, en car !) me provoque d’immondes hauts-le-cœur.  

Si ma relation avec l’automobile s’était limitée à ces désagréments physiques, sans doute aurais-je pu envisager de m’asseoir sereinement au volant.

Mais le problème, c’est qu’en plus d’être physiquement dégoûtée par l’engin, il semblerait que je sois inapte à le prendre en mains ….

Je vous fais grâce du récit de mes premiers cours de conduite, pris de mauvaise grâce alors que j’étais encore étudiante. Toutefois, pour vous donner en quelque mots une idée de l’ambiance desdits cours, sachez que dès la troisième ou quatrième leçon, je pleurais tellement que j’en ai perdu un de mes lentilles de contact. A cette occasion, il m’a paru opportun de suggérer au moniteur de changer de métier, puisqu’il ne semblait capable d’enseigner son art qu’aux personnes qui le maîtrisaient déjà.

Inutile de m’étendre sur le fait que suite à cette proposition, ma présence à l’auto-école n’était plus la bienvenue. Bref, j’ai abandonné…

Comme je vis à la frontière avec la Suisse, j’ai espéré que nos amis helvètes sauraient réserver à mes difficultés routières un accueil plus chaleureux que mes compatriotes.

Ainsi donc, 2 ans après mon abandon, et alors que je résidais provisoirement à Genève, je décidais de reprendre ma formation de ce côté-là de la frontière.

Cette fois-ci, oh miracle, le moniteur était d’une patience infinie. Hélas, trois fois hélas, suite à mon premier abandon,

mon manque d’assurance au volant s’était transformé en phobie de la conduite.

J’ai d’ailleurs appris bien plus tard qu’une telle phobie avait un nom : l’amaxophobie.

A propos de cette phobie, Doctissimo nous informe doctement qu’il s’agit « de la peur de conduire ou de se retrouver au volant d’une voiture ».  A ce stade, si l’un d’entre vous pouvait m’expliquer la différence entre ces deux situations, ça m’éclairerait…

Bref, toujours selon le docte Doctissimo, une des sources possibles de l’amaxophobie,  serait : « la phobie de l’apprentissage. En effet pour conduire, il faut apprendre et les amaxophobes ont souvent des réticences à apprendre, changer, modifier leurs habitudes. Cela fait d’eux également des personnalités dépendantes. On peut par extension penser qu’ils ont eu un rapport très fusionnel à leur mère dans l’enfance et refusent de ce fait toute situation comportant la possibilité d’une trop grande autonomie ».

Merci Doctissimo pour ce portrait flatteur des amaxophobes. En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu l’impression d’être rebutée par les apprentissages, bien au contraire, mais bon....il est possible que je m’illusionne à mon propre sujet, ce ne sera pas la première fois 🙂 

Quoiqu’il en soit, à l’époque, ignorante comme je l’étais de l’amaxophobie et de ses possibilités de soins 

je tentais de camoufler mon trouble en me murant dans le silence de la honte. Cette dissimulation me coûta 3 échecs au permis de conduire…. Sachant qu’en Suisse, lorsque l’on rate 3 fois le permis, il faut se soumettre à une expertise psychologique d’aptitude à la conduite pour avoir le droit de se représenter.

Vous avez vu, ça rigole pas chez les Helvètes !

A ce stade, je décidai qu’il était temps pour moi de mettre un terme à cette sordide aventure sur bitume et m’épargnais ainsi l’ultime humiliation de livrer en pâture mon cerveau à la science.

Dans mon prochain article sur la Methode Feldenkrais, je vous raconterai pourquoi j’ai finalement décidé de me remettre en selle ...

Et vous, quelles sont les difficultés que vous comptez surmonter dès la rentrée ? Partagez vos objectifs avec moi dans les commentaires !

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