Dépasser ses limites pour se libérer (enfin !) de la dépendance affective

Hello les amis !

Pour ceux qui me suivent avec assiduité, vous avez sans doute remarqué que j’avais un peu disparu de la place ces derniers temps ​:)

Cela fait deux bons mois que je n’ai plus rien pondu sur ce blog...

Alors qu’est-ce que je fabriquais ? Eh bien justement, j’étais en train de dépasser l’une de mes limites : l’​Amaxophobie. Autrement dit, la peur panique de conduire, que je me trainais depuis l’adolescence, et qui m’avait empêché de passer le permis depuis tant d’années.

Comme, pour diverses raisons, j’avais décidé que désormais, il me fallait absolument ce foutu ​permis, eh bien, ​durant les deux mois écoulés, j’ai sans cesse repoussé mes limites en me motivant pour aller conduire au minimum 2 à 3 fois par semaine. Et ce alors qu’Etalon et moi, nous étions en plein déménagement, avec un fils de 16 mois.

Cette pratique régulière de la conduite malgré les barrières auxquelles je devais faire face constituait en soi une victoire. Mais, cerise sur le gâteau, j’ai aussi réussi le permis ​;)

Si cette aventure vous intéresse, je la raconte en détails ici.

Du coup, quand Marvin et Anne, du blog Corps et Esprit Martial, m’ont proposé de participer à leur carnaval d’articles sur le thème du dépassement de soi, j’ai trouvé que c’était l’opportunité idéale pour venir vous retrouver, chers lecteurs qui me faites l’honneur de votre présence sur ces pages.

Le sujet du jour donc : Comment dépasser ses limites, et - puisque ce blog est désormais spécialisé sur le thème de la perversion narcissique – En quoi dépasser ses limites permet de se libérer de la dépendance affective ?.

Parce que oui, en apprenant à régulièrement dépasser vos limites vous pouvez vous libérer de la dépendance affective, et je vais vous montrer pourquoi.

Alors déjà, commençons par le commencement : Comment fait-on pour dépasser ses limites ?

Je vous propose un plan en ​3 étapes :

Etape 1 : Identifier clairement où se situe la limite à dépasser

Pour reprendre mon exemple de la conduite, j’ai très longtemps pensé que je n’arriverais jamais à conduire parce que j’étais nulle en conduite. Voilà, la vie en avait décidé ainsi, il me fallait me résigner à mon sort.

​Lorsque je m’asseyais au siège conducteur, je vivais tous les symptômes d’une attaque de panique (fourmis dans les mains, sueurs, mouches devant les yeux, accélérations cardiaques et très fortes nausées) mais au lieu d’en conclure logiquement que je n’arrivais pas à conduire car je ne pratiquais jamais, et que je ne pratiquais jamais parce que j’avais PEUR, je faisais le résonnement inverse : « Je ne conduis pas parce que je suis nulle, et c’est parce que je suis nulle que j’ai PEUUUUUUR ! »

Triste non ? Ce n’est qu’une bonne décennie après mes premières expériences (désastreuses) au volant d’une voiture, que j’ai entendu le mot amaxophobie, et que celui-ci m’a ouvert la route de la pensée juste J :

Ma limite ne résidait donc pas dans une absence de compétence, décrétée de droit divin, mais dans un état émotionnel que je devais dépasser.

Eh bien pour les relations amoureuses qui vous font souffrir, il vous faut également identifier précisément l’objet de votre limite.

Je vous propose de faire ce petit exercice :

Est-ce que vous pensez que vous êtes nul(le), et que c’est cette nullité qui empêche votre relation de fonctionner ?

Oui ? … Mmmh, comme c’est étrange J

Maintenant, si je vous disais que c’est l’inverse :

C’est parce que cette relation, par nature, ne peut pas fonctionner, que vous ne trouvez pas l’espace pour être vous-même, et cette négation de vous-même provoque votre « nullité » (vous vous annulez pour l’autre !)

Oui oui, vous avez bien lu : Pour vous non plus, la vie n’a pas décrété qu’en raison d’une certaine tare, vous étiez condamné à souffrir en amour.

Par contre, vous allez devoir changer les critères qui déterminent le choix de votre partenaire.

Dépassez vos limites consistera donc à changer votre manière de vous entourer, plutôt que de persister à accepter de souffrir.

Bon maintenant que cette première étape est assimilée, embrayons et passons la deuxième.

Etape 2 : S’échauffer avant de passer à l’action

Je disais donc, prendre conscience du vrai problème c’est bien, c’est un point de départ dans la bonne direction.

Mais le plus difficile reste à venir : il va maintenant falloir trouver l’énergie de faire le premier pas.

Vous le savez, quel que soit l’objectif, c’est toujours le premier pas qui coûte. « S’y mettre », « commencer », voilà le problème.

Dans mon cas, j’avais donc pris conscience que j’avais peur de conduire, et que je devais pratiquer la conduite, afin d’arrêter d’avoir peur J

Oui mais quand ? Avec qui ? Pas le temps !! Trop de choses à faire pour le déménagement et la prise en charge du petit ! Trop de démarches administratives à effectuer pour l’inscription à l’auto-école ! Pas envie !

D’autres tâches bien plus urgentes m’appelaient….

Je suis sûre que dans votre cas c’est pareil :

Changer de fréquentation !! Ok mais pas ma relation avec lui/elle ! Pourquoi ne pas commencer par rencontrer d’autres personnes, tout en le/la gardant lui/elle dans ma vie ? Et même si je décidais de m’éloigner, comment lui expliquer cette décision ? Que deviendrai-je sans lui/elle ?

 Bref, vous ne vous sentez pas de franchir le premier pas : rompre la relation.

C’est pour ça qu’il faut s’échauffer. ​Autrement dit, préparer votre psychisme en vous rappelant tous les défis du passé auxquels vous avez déjà fait face, et gagné.

Même quand vous vous sentez nul(le), bon(n)e à rien, il y a forcément un/des domaine(s) dans lequel vous avez remporté une/des victoires par le passé. Par exemple : avoir osé descendre une piste à ski alors que vous détestez la vitesse, avoir obtenu un poste difficile alors que vous craignez la compétition, avoir défendu une personne en situation de faiblesse alors que tout le monde était contre elle, avoir remporté un tournoi de ping pong parce que ça, c’est votre truc, avoir aidé votre petit frère à réviser (et réussir) un examen alors qu’il y avait un super film à la TV.

Cherchez, vous allez trouver.

Pour ma part, c’est ce que j’ai fait avant de frapper à la porte de l’auto-école, puis chaque fois que je sentais la résistance monter pour une leçon ou un entraînement en conduite accompagnée.

Et là tout à coup, après ​la minute commémorative de mes victoires, je prenais mon redouté carnet d’élève conducteur pour y ajouter une heure supplémentaire J Autrement dit, je passais à l’action, et ça, c’est la troisième, et dernière étape.

Etape 3 : Passer à l’action, et persévérer !

Depuis que je pratique le développement personnel, s’il y a une seule idée que je devais retenir, ce serait celle-ci : Tombe 7 fois, relève toi 8.

J’en ai eu la preuve devant les yeux tous les jours avec mon fils : Combien de fois a-il tenté de se retourner du dos au ventre puis du ventre au dos, jusqu’à ce qu’un jour, POUF, il roule d’un bout à l’autre du salon. Puis il s’est mis, des semaines durant, à tenter de placer les jambes sous son ventre, jusqu’à ce que BING, il traverse la maison des grands-parents à quatre pattes. Et ce nouveau succès fit place à un nouveau défi : se dresser de quatre pattes à debout, puis depuis la position debout, faire un pas, puis deux, jusqu’à marcher de manière assurée, et maintenant courir. Mais cette acquisition, qui nous paraît innée, à nous adultes, lui aura pris plus d’une année de pratique quotidienne !

Heureusement qu’il n’a pas abandonné après la première chute !

Celui qui échoue, c’est celui qui abandonne.

A ce stade, vous allez sans doute me dire : oui mais comment savoir si l’on n’est pas en train de s’obstiner.

​Et ce serait une très bonne question, car il est important de faire la différence entre persévérance et obstination.

La persévérance vise la constance d’un effort fourni en vue de la réalisation d’un objectif difficile, mais bénéfique pour soi (et autrui). Alors que l’obstination fait référence à l’enlisement dans un marécage, une voie sans issue, autrement dit un chemin mauvais pour soi.

Pour ma part, au moment où j’ai réalisé que je m’obstinais à ne pas vouloirs apprendre à conduire (parce que j’étais nulle et qu’il était écrit dans les étoiles que je n’aurai jamais le permis) ​alors qu’au contraire, je devais persévérer dans cet apprentissage (car conduire serait utile à ma vie), mon état psychique s’est transformé. J’ai su que tôt ou tard, j’allais réussir car les obstacles n’avaient plus d’importance et que plus rien ne m’arrêterait.

Eh bien dans le cas d’une relation avec un/une pervers e narcissique c’est pareil : il faut cesser de s’obstiner à faire fonctionner une relation toxique, puis persévérer dans cette rupture en instaurant le no contact (autrement dit absence de messages, RDV, voire, si possible, de rumination de pensées !) jusqu’au sevrage qui ouvrira grand la voie de l’indépendance affective, et de la liberté.

​Cela vaut même pour ceux d'entre vous qui sont enlisé(e)s depuis des années dans une relation qui ​vous fait ​souffrir, mais dont vous ne vous êtes jamais sorti(e)s, en raison des allers-retours incessants du/de la PN. ​Il n'est jamais trop tard pour commencer à agir dans votre intérêt, et réussir !

Voilà mes chers, j’espère que cet article vous aura été utile. Si tel est le cas, n’hésitez pas à me le faire savoir en le partageant sur les réseaux !

Et si désormais, vous vous sentez prêts à dépasser vos limites pour rompre cette relation qui vous détruit à petit feu, RDV sur la page : Comment rompre avec le pervers narcissique.

 

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