PN : Comment retrouver votre chemin de vie après avoir croisé le sien

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​Croiser un PN, c'est bien connu, ça déboussole. On peut même dire que parfois, on en perd la boule ...

Le but de ce blog est de faire le point sur ces personnalités fascinantes mais néanmoins toxiques que sont les PN, et vous donner des outils pour reprendre le contrôle de votre vie après avoir croisé leur chemin.

Les PN : Qui ​sont-ils ? Est-ce qu'ils existent vraiment ?

Selon Isabelle Nazare-Aga, thérapeute comportementaliste et cognitiviste, et auteure du livre Les Manipulateurs sont parmi nous, les pervers narcissiques représentent 2 à 3% de la population.

Isabelle Nazare-Aga a mis en évidence 30 critères permettant de les identifier, sachant qu’un individu réunissant au moins 14 de ces critères peut être qualifié de pervers narcissique, et qu’il peut s’agir aussi bien d’un conjoint que d’un ami, d’un patron ou d’un collègue.

Vous me direz, 14 critères sur 30.... Tout le monde est PN à ce compte là. D'ailleurs, certains assurent que les PN n'existent pas, qu'il ne s'agirait que d'un concept ​pour faire vendre.

Et on ne va pas se mentir, c'est vrai que c'est un sujet à la mode. ​C'est vrai aussi que la perversion narcissique n'est pas, à ce jour, reconnue comme un trouble mental dans le manuel utilisé par les psychiatres pour poser leurs diagnostics : le DSM 5. Et que donc, personne ne peut être diagnostiqué pervers narcissique.

​Pour autant, faut-il en conclure que le phénomène ​de la perversion narcissique n’existe pas ?

Les PN sont-ils les nouveaux monstres du Loch Ness ?

​Eh bien absolument pas. Déjà parce que les troubles mentaux reconnus en psychiatrie évoluent avec le temps (​certaines pathologies actuellement répertoriées dans le DSM ​ ne l’étaient pas il y a 50 ans). Ensuite et surtout parce que la perversion narcissique pourrait très bien exister sans appartenir à la catégorie des troubles ou pathologies mentales.

​En fait, la notion de perversion narcissique a été décrite ​par plusieurs auteurs, pour la plupart psychanalystes, mais parfois également psychiatres, et elle peut, selon moi se ​reconnaitre aux caractéristique suivantes :

Les caractéristiques de la perversion narcissique

  • ​Les PN sont des personnes très adaptées en société, qui paraissent particulièrement aimables, performantes et charmantes, et qui savent s’attirer l’admiration.
  • Mais, en coulisses, ​ils/elles font preuve d’une violence cachée et subtile, c’est-à-dire que cette violence :
    • est psychologique (donc rarement physique);
    • est calculée (donc rarement impulsive);
    • et s’installe progressivement et insidieusement sur la durée.
  • Cette violence a pour objectif la conquête du psychisme de l’autre, c’est pour cela que l’on parle de prédation morale.

​L​a perversion narcissique peut se rencontrer dans tous les types de relations - qu'elles soient professionnelles, familiales, amoureuses (pour plus de détails à ce sujet, voir ma ​synthèse sur le PN dans le couple), ou même amicales - et s'exercer par des hommes comme par des femmes. 

La femme PN

Et oui, même si la majorité des témoignages disponibles sur les PN sont racontés par des femmes,​ il faut savoir ​qu'il existe des victimes encore plus silencieuses et honteuses que les femmes victimes d'un homme PN : j'ai nommé les hommes victimes d'une femme PN 🙂

il est donc rare de trouver des témoignages sur les femmes PN, ce sujet était particulièrement tabou dans la communauté  masculine. 

En effet, si, psychologiquement, il est acceptable pour une femme d'admettre qu'elle s'est faite instrumentalisée par un homme, cela l'est beaucoup moins en sens inverse.

Or, cela arrive plus qu'on ne le pense, et de tels témoignages sont fondamentaux pour comprendre comment se tisse l'emprise toxique dans une relation, et quelles en sont les formes spécifiques lorsque c'est une femme qui tire les ficelles.

Si ce ​thème vous intéresse, voici une interview que j'ai réalisée ​avec Ray Gasseville est auteur d'un roman autobiographie Ce n'est pas la fin : Autobiographie d'un zèbre, dans lequel il raconte notamment son expérience d'une dizaine d'années sous l'emprise d'une femme perverse narcissique.

​ Vous trouverez la retranscription intégrale de ce podcast ici.

Les PN : ​Que cherchent-t-ils ? A qui s'en prennent-ils ?

Devenir la victime d'un ou d'une pervers narcissique n'est jamais lié au hasard. En effet, les PN choisissent ​leurs proies en fonction de certaines caractéristiques psychologiques. 

Pour comprendre l'enjeu de ces caractéristiques, il faut d'abord comprendre ce que recherchent les PN.

​PN : Que recherchent​-ils ?

Les PN cherchent à absorber la vitalité et la joie de vivre de leurs victimes, car eux mêmes en sont dépourvus. C’est pourquoi on parle de “vampires émotionnels”.

Il faut bien comprendre que les PN sont dénués d’une qualité présente chez la totalité de leurs victimes : l’empathie.

​Pour eux, les relations n’ont qu’une fonction utilitaire et ils ne sont pas capables d’interagir sur un mode de partage authentique.

Du fait de cette absence d’empathie, les PN sont condamnés à une solitude affective qui rend leur vie morose, terne et vide. Et ​ils croient pouvoir combler ce vide en se nourrissant d’autrui plutôt qu’en fonctionnant sur un mode de partage sincère et authentique, auquel ils n’ont pas accès.

C’est également la raison pour laquelle ils vagabondent de proie en proies au lieu de conserver des relations stables et mutuellement enrichissantes : comme ils abusent systématiquement des réserves affectives de ceux avec lesquels ils interagissent, ils sont contraints de constamment rechercher de nouvelles proies pour se nourrir affectivement et psychologiquement.

​En effet, ​dans une relation saine, l’enrichissement de l’un entraine l’enrichissement de l’autre : l'autre est heureux, et comme je l’aime, je ressens cette joie également. Mais pour les PN, l’enrichissement de l’un passe nécessairement par l’appauvrissement de l’autre : c’est le malheur d’autrui qui lui permet de se sentir mieux​.

Pour cette raison, ils cherchent sciemment à ôter la joie de vivre, l’énergie, la vitalité et la confiance en la vie de ceux qui les entourent. Plus ils “prennent” d’émotions positives à autrui mieux ils croient se sentir.

Alo​​rs vers quelles types de personnes se tournent-ils pour ​perpétuer ce mode de fonctionnement ? Il semblerait ​que leurs victimes partagent ​ 5 caractéristiques communes.

​PN : A qui s'en prennent-ils ​?

  1. ​L​es victimes de PN sont ​très empathiques
  2. Elles sont capables de se remettre beaucoup (trop) en question
  3. Elles souffrent du syndrome de l'infirmière (du sauveur pour les hommes)
  4. Elles souffrent de failles narcissiques (mauvaise estime de soi)
  5. Elles ont souvent vécu des situations de manipulation dans leur passé.

​Toutes ces ​caractéristiques sont examinées en détails dans cet article.

Ce qu'il faut ​bien comprendre c'est que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les victimes de PN ne sont pas des personnes faibles​.

Naïves, sans doute. Mais faibles, non ! S’il est vrai qu'elles présentent une  « faille » dans la construction de ​leur personnalité (estime de soi très faible, voire nulle), cela ne signifie pas qu'elles ​soient psychologiquement fragiles.

​Au contraire d'ailleurs : l'objectif des PN étant de se nourrir de l'énergie et de la force vitale d'autrui, les personnes « faibles » ne les intéressent pas.

La proie idéale doit donc avoir les ressources nécessaires sur le plan vital, moral et émotionnel.

​Proies de PN : Comment vous en sortir ?

​​​Rompre la relation, à tout le moins concernant la dépendance affective 

​Rompre avec​ le ​PN ​pour se libérer du mal-être émotionnel et physique qu’il apporte ​avec lui nécessite de suivre 5 étapes fondamentales :

  1. Ouvrir les yeux sur la situation
  2. Se faire aider
  3. Si possible, stopper - sinon diminuer progressivement - les contacts
  4. Renoncer à se venger
  5. Ne pas revenir en arrière

Par "ouvrir les yeux sur la situation", j'entends ​commencer à prendre conscience que la ​fusion ​magique ​​ressentie ​en début de relation n'a jamais existé et ne reviendra pas.​ ​Accepter que la relation avec un/une PN se déroule selon des règles différentes de celles des « empathiques ». Pour un pervers narcissique, une relation « normale » est toujours utilitaire.

​Cette étape - ainsi que les suivantes - ​est expliquée en détail ici, et je ​vous invite donc à aller consulter cette page si vous ​pensez à rompre la relation.

​Reprendre contact avec ​votre guide intérieur pour retrouver ​votre chemin de vie

Si vous vous sentez complètement déboussolé.e, que votre PN accapare toutes vos pensées et que vous ne savez plus comment reprendre le contrôle de votre vie, alors RDV ici !

deboussolé

J'espère que ces informations vous seront utiles, et si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter.

Bien à vous, 

Maria

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