Comment s’épanouir au travail ? Ma méthode en 5 étapes

Hello mes antilopes,

J’espère que v​ous avez passé une bonne semaine !

Pour ma part, Adrien du blog Technique Emploi, m’a invitée à participer à un événement inter-blogueur : La réalisation de soi au travail.

J’ai alors ​pris conscience qu’après un peu plus de 6 mois d'activité sur ce blog, je n’avais encore rien écrit sur ce thème important du développement personnel et qu’il était donc temps d’y remédier sans délai ! 🙂

Alors j’espère que vous avez un peu de temps devant vous parce que je me suis sentie inspirée et je vous ai tout à coup pondu plus de ​10'000 mots, petits chanceux que vous êtes 🙂

Comme je sais que je compte de grosses feignasses parmi mes lecteurs , je vais cette fois-ci ajouter à mon article un menu de navigation, histoire que les personnes que je viens de désigner puissent ​d'emblée cibler les parties ​de mon texte ​ ​répondant le mieux à leurs questions 🙂

Comment s'épanouir au travail étape #1 : Choisir une activité en harmonie avec notre fonctionnement psychique

Si vous me suivez depuis un petit moment, vous aurez sans doute remarqué l’emphase que je mets sur la connaissance de soi​ en tant que base de toute démarche de développement personnel.

Par connaissance de soi, je me réfère à la démarche introspective consistant à identifier nos désirs, faiblesses, habitudes, schémas de pensées et valeurs afin d’adopter les changements de vie les plus adaptés à nos besoins.

En effet, plus on collecte de données sur soi-même, plus on est en mesure d’apporter des améliorations sur la base de ces données. Autrement dit, plus nous portons attention à nos émotions, besoins et schémas de pensées, plus nous comprenons pourquoi et comment nous agissons. Et plus nous comprenons notre fonctionnement, plus nous sommes en mesure de le ​modifier.

​L’épanouissement au travail n’échappe pas à cette règle : pour se sentir bien dans son travail, il faut commencer par faire le point sur nos besoins financiers, émotionnels et intellectuels, puis nous demander comment nous pourrions y répondre de la manière la plus appropriée.

En développement personnel, il existe de nombreux outils de connaissance de soi, des plus « scientifiques » ​au plus « ésotériques » ​et ils peuvent être utilisés de manière complémentaire en fonction de l’information recherchée.

Dans le cadre de mes investigations mensuelles, j’ai effectué des recherches approfondies sur 3 outils bien connus en développement personnel :

  • L’ennéagramme, qui peut notamment être utilisé pour identifier notre mode d’intelligence le plus utilisé (corps - intelligence dite kinesthésique -, cœur - intelligence dit émotionnelle, ou tête - intelligence dite conceptuelle);
  • Le MBTI, qui ​peut être ​utile pour identifier les professions susceptibles de convenir à notre personnalité;
  • Le Big Five, qui peut ​servir à mieux comprendre notre fonctionnement psychique ​ainsi que celui des autres.

Je vous invite à vous rendre sur ces pages si vous souhaitez en savoir plus concernant le contexte d'apparition de ces outils, leur validité « scientifique » et la manière dont ils fonctionnent.

Une fois que ​noua avons réfléchi à nos besoins financiers, émotionnels et intellectuels, ​si nécessaire avec l'aide des outils susmentionnés, et trouvé un champ d'activité en accord avec ​nos centres d'intérêts et nos forces psychiques, il faut maintenant ​nous mettre au clair avec la notion de travail et les motifs pour lesquels il ​nous faut travailler (travail-passion, travail alimentaire pour pouvoir payer les factures, travail bénévole etc.). 

Cela nous permettra de remettre le travail à sa juste place dans l’ensemble de notre vie.

Pour cela, il y a un outil en vogue dans le monde du développement personnel et qui me semble particulièrement adapté à cette démarche : l’Ikigai.

​Comment s'épanouir au travail étape # ​2: Remettre le travail à sa juste place dans l'ensemble de notre vie ​

Lorsque pour la première fois j’ai entendu le mot Ikigai, j’ai cru qu’on me parlait d’un restaurant de sushis. Mais en fait non: Ikigai signifie raison d’être en japonais.

Depuis que ce concept a été importé en occident par les auteurs espagnols Héctor Garcia et Francesc Miralles dans leur livre La Méthode ikigai, découvrez votre mission de vie (Solar), ikigai est employé pour désigner une méthode qui permettrait d’identifier « le sens de notre vie ».

En gros il s’agit de faire le point sur :

  • Ce que nous aimons (autrement dit nos centres d’intérêts);
  • Nos talents (les domaines pour lesquels les autres disent que nous sommes bons et qui nous demandent peu d’efforts);
  • ​Les biens/services pour ​lesquels les autres sont prêts à nous payer;
  • Ce dont, selon nous, le monde a besoin (autrement dit nos valeurs).

Une fois que nous avons terminé ce travail d’introspection, il est temps de découvrir :

  • Notre profession (la zone d’intersection entre nos talents et ​les biens/services pour ​lesquels les autres ​sont prêts à nous payer)
  • Notre passion (la zone d’intersection entre nos talents et nos centres d’intérêts)
  • Notre mission (la zone d’intersection entre nos centres d’intérêts et nos valeurs)
  • Notre vocation (la zone d’intersection entre nos valeurs et ​les biens/services pour lesquels les autres sont prêts à nous payer).

Notre ikigai se trouve à la zone de convergence de ​notre profession, passion, mission et vocation.

Schématiquement résumé, cela nous donne :

ikigai

Et pour ceux d'entre vous qui seraient intéressés par la lecture du livre, c'est par ici :

Bien que j’aie de nombreux arguments en boutique pour me livrer à une critique acerbe de ce nouveau concept trendy (ce sera peut-être l’objet d’un prochain article :)), ce que j’aime avec l’ikigai, c’est qu’il ​nous incite ​à remettre le travail à sa juste place dans l’ensemble de notre vie.

Réfléchir aux mots à inscrire dans ces petits cercles permet de ​prendre conscience que ​​nous ne sommes pas définis par notre profession, ni même notre passion !

​En effet, notre ​identité n'est composée qu'en partie de notre/nos profession(s), passion(s), mission(s) et valeur(s).

C​ela peut paraître évident en soi, mais quand on regarde nos vies quotidiennes, je trouve, pour ma part, que le travail a pris une place complètement démente !

​Tellement d'entre nous sommes lancés ​dans une course aux diplômes, à la carrière, aux promotions, et à l’épanouissement au travail, souvent au détriment des autres aspects de nos vie, le pire étant de tenter de se convaincre que l’on exerce un travail par passion alors que la plupart du temps, c’est ​ loin d’être le cas.

C’est pourquoi, à mon sens, l’épanouissement au travail passe en premier lieu par réduire la place qu’on lui accorde, non seulement en termes de temps mais ​également dans notre psychisme.

Cela étant, pour réussir cet exercice introspectif, il est impératif de posséder une qualité psychique importante : la capacité de réfléchir en se détachant des croyances collectives, ​et je vais vous illustrer ce point au moyen d'un exemple personnel.

Comment s'épanouir au travail étape #​3 : Oser se détacher des croyances collectives

Dans nos sociétés occidentales, depuis que les femmes sont parvenues à se faire accepter sur le marché du travail pour devenir financièrement autonomes, il semblerait que le droit de travailler (à l’extérieur du foyer) se soit progressivement transformé en obligation de travailler.

D’une part, parce qu’il est vrai qu’un seul salaire ne suffit souvent plus à nourrir une famille (même peu nombreuse), ce qui est regrettable mais qui n’est pas l’objet de cet article.

D’autre part, parce que même dans les cas où un seul salaire se révèlerait suffisant pour subvenir aux besoins de la famille (notamment après prise en compte des économies réalisées en frais de grade, impôts, cotisations sociales, frais de transports, frais vestimentaires et frais de repas à l’extérieur), plusieurs parents font tout de même le choix d’aller travailler tous les deux à l’extérieur du foyer, et ce alors même qu’ils ne sont pas passionnés par leur emploi.

Pourquoi ? Parce que la société a réussi à nous convaincre que le travail (rémunéré) constitue un vecteur essentiel de la réalisation de soi et que rester à la maison pour ​consacrer la majeure partie de son temps à s’occuper des affaires de la famille serait inévitablement source d’ennui et de frustration.

Pour en avoir fait l’expérience, je peux vous garantir que ce n’est pas le cas. J’ai pourtant fait des études, je suis titulaire d’un diplôme me permettant d’exercer la profession d’avocate, j’ai travaillé 7 ans comme juriste dans un tribunal, entourée de personnes chaleureuses et intéressantes, mais j’ai pourtant fait le choix de mettre cette activité en pause pour m’occuper à temps plein de mon foyer (​et un peu de ce blog, c'est vrai :))

Eh bien croyez-le ou non, je me sens plus épanouie dans cette activité, non rémunéré, de mère au foyer, que dans mon travail de juriste. Pourquoi ? Parce qu’en ce moment, mon centre d’intérêt principal, c’est ​ma famille, et que le temps que je consacre à ​l'éducation de mon fils constitue la source principale de mon épanouissement.

Alors attention, n’allez pas mal interpréter mes propos. Je ne dis pas que les mères qui font garder leurs enfants ne les éduquent pas ou les éduquent mal !! Bien entendu, elles assument leur activité professionnelle en plus de cette tâche éducative.

Je dis simplement que selon mon système de valeurs et mes besoins émotionnels, et puisque j’en ai l’opportunité, cela fait pour moi actuellement plus de sens de m’occuper exclusivement de mon foyer, sans cumuler d’activité professionnelle rémunérée à l'extérieur.

Je vous donne cet exemple pour illustrer le fait que pour en arriver à cette conclusion, j’ai dû me distancer des conseils ou réflexions qui m’étaient adressés (tu ne vas pas t’ennuyer ? tu n’as pas peur de perdre des compétences professionnelles ? comment vous allez faire financièrement ? etc.).

Ces questions n'étaient pas infondées, ni mal intentionnées, mais elles illustraient un mode de pensée général dont j'ai dû me suis dissocier pour pouvoir m'épanouir dans un travail qui a de la valeur à mes yeux.  

Bref, tout ça pour dire que le travail n’est pas forcément là où l’attend, ni sous la forme dans laquelle on se l’était imaginé : il faut don savoir rester flexible dans sa pensée pour pouvoir profiter d’opportunités que nous n’aurions peut-être pas imaginées à première vue.

​Voilà les lapins. A ce stade, si vous avez suivi ​les étapes 1 à 3, vous devriez être en mesure de trouver une activité qui répondra à vos divers besoins financiers, émotionnels et intellectuels. Allez soyons fou, vous aurez peut-être même trouvé votre Ikigai, autrement dit, votre raison d'être !

​Mais ce n'est pas le moment de prendre la grosse tête​ et de ​partir à toute bombe​ dans la course à la réalisation de vos rêves, ​prêts à sauter tous les obstacles ​nécessaires pour atteindre le Graal des temps modernes : la ​meilleure version de ​vous-même. 

Vous risqueriez de tomber​ ​​dans le piège le plus sournois du développement personnel, comme je vais vous l'expliquer à la prochaine étape.

​Comment s'épanouir au travail étape #​​4 : ​Eviter le piège ​de la "course à l'épanouissement individuel".

Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire ici, l’invitation ​actuelle à devenir « la meilleure version de soi-même » n’est, à mes yeux, rien d'autre qu'un remake de l'illusoire "je me sentirais mieux quand j'aurais acquis cette nouvelle maison, cette nouvelle voiture, ce nouvel écran plat, ce nouveau blouson ...". Cette fois-ci, par le biais d'expériences ou de biens immatériels.

​Alors que nos parents et grands-parents passaient leur temps à tenter d'acquérir plus, notre génération a pour obsession de s'améliorer, de se "réaliser". Parce que ceux qui nous ont précédé ont réalisé que les possessions ne faisaient pas le bonheur, nous espérons pouvoir le trouver dans une course effrénée à l’épanouissement individuel.

Et ça donne : je me sentirais mieux quand j'aurais trouvé ma beauté intérieure, commencé la méditation, fait plus de sport, visité le Viet Nam, écrit un roman, changé de travail...

Sauf que…

​Sauf que loin de nous rendre plus heureux, cette préoccupation constante pour devenir meilleure semble, selon les statistiques, nous rendre plus anxieux : la pression insidieuse pour être à la hauteur - tant au plan tant professionnel que familial - pèse sur toutes les générations et contribue largement à l'agitation ambiante (angoisses diffuses, crises de paniques, burnouts, phobie scolaires, dépressions) qui se répand actuellement comme une épidémie dans nos sociétés.

Alors bien évidemment, je ne vous incite pas à vous « résigner », à « accepter votre sort » ou à « boire la soupe froide ». Si c’était le cas je ne serai pas là en train de faire chauffer mon clavier sur un blog de développement personnel 😉

Mais il faut être bien conscient que ce n’est pas nécessairement parce que l’on parvient à réaliser ses « objectifs de vie » ou ​ses « rêves » que l’on accède à la paix intérieure ou à l’essence de son existence.

Pour vous en convaincre, je vous conseille d’écouter Shawn Jonson, championne du monde en gymnastique artistique (3 médailles d’or remportée à Stuttgart en 2007) et championne olympique (1 médaille d’or et 3 médailles d’argent aux JO de Pékin en 2008).

Interrogée sur les émotions ressenties alors qu’elle venait de remporter la médaille d’or à la poutre ​(JO de Pékin), ​voici ce qu'elle répond :

« - Je suis rentrée dans la salle de compétition épuisée, complètement au bout du rouleau. C’était le dernier jour des JO. Tout le monde attendait de ma part des médailles d’or. Mais jusqu’à ce jour, je n’avais remporté « que » des médailles d’argent et c’était ma dernière chance de rentrer avec l’or. (...)J’étais plus fatiguée que jamais auparavant dans ma vie. Je n’aurais même pas pu dire mon nom, ce que je faisais, ni même où j’étais. Mentalement, je n’étais plus là. C’est mon corps qui a accompli la performance.

- Est-ce que tu te souviens de l’émotion que tu as ressenti au moment de recevoir cette médaille ?

- Pas vraiment. Je me rappelle juste que c’était une sorte de « soulagement ». (…) J’étais juste tellement fatiguée. Mais vraiment tellement tellement fatiguée. (…) Tout ce que je voulais, c’était un burger et aller me coucher ».

Pour ceux qui parlent anglais et que ça intéresse, voilà l’intégralité de l'interview:

Et cette vidéo m'amène à vous parler de la 5e étape à franchir pour s'épanouir au travail : vous l'avez deviné, je vais vous parler du piège que constitue le burnout...

Comment s'épanouir au travail étape #5 : Eviter le piège du burnout

burn-out

Aujourd'hui, ​il semblerait que nous ​soyons de plus en plus nombreux à être frappés par ce que beaucoup considèrent comme une épidémie professionnelle : le burnout.

Autrement dit, une fatigue persistante qui se termine en épuisement professionnel avec, potentiellement, de graves conséquences.

Il est donc important de savoir reconnaître les symptômes (et les causes) du burnout pour mieux s’en protéger.

Comme ce sujet est un peu épais, je ne vais pas le traiter maintenant pour éviter d'y passer le reste du week-end car ça m'embêterait de ne plus pouvoir revenir sur le blog pour cause de burnout :)) 

La suite du présent article, que je vais intituler en toute originalité, S'épanouir au travail Partie II, paraitra donc la semaine prochaine.

En attendant et pour conclure, je dirais que le travail, qu'il soit rémunéré ou non, qu'il soit reconnu par la société ou pas, est nécessaire pour réaliser ses rêves.

Et lorsque l'on travaille à la réalisation de ses rêves, on est en général épanoui dans ​cette activité.

Cela étant, il ne faut jamais oublier que ​poursuivre ses "objectifs de vie", c’est génial bien sûr. Mais à trois conditions :

  1. Etre en accord avec le prix à payer;
  2. S’assurer qu’il s’agisse de ses propres rêves/valeurs et pas exclusivement ceux d’un autre ou de la société (d’où l’importance de travailler ses capacités d’introspection);
  3. Ne pas oublier ce n’est pas parce que l’on a réalisé un rêve que l’on cessera de rêver.

Voilà mes loutres, je crois avoir fait le tour de la question pour aujourd'hui.

J'espère que cet article vous a plu, et si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir en appuyant sur le bouton like dans la marge de cette page (ou en dessous de cet article pour ceux qui sont sur leurs téléphones 🙂

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